Thomas Jean-Louis
Japonais
4 min
Poème de Yosano Akiko
8 pages
Voix Mixtes
4 (SATB) voix
Difficulté 3/5
Les mesures à 10 temps et à 5 temps nécessitent un travail rythmique particulier.
Le début, rythmique et très haché, évoque le déchirement qui affecte la poétesse. Pourtant, dans ce flot de douleur, émerge l'être qui malgré tout, dans un dernier élan d'énergie, veut exister.
Cette oeuvre fait partie d'un Opus choral commandé par le CEPRAVOIX, en hommage à la poétesse japonaise Yosano Akiko, à trois jeunes compositeurs : Julien Reynaud, Raphaël Terreau et Jean-Louis Thomas.
Cette oeuvre fait partie d'un Opus choral commandé par le CEPRAVOIX, en hommage à la poétesse japonaise Yosano Akiko, à trois jeunes compositeurs : Julien Reynaud, Raphaël Terreau et Jean-Louis Thomas.
Débutant le piano à 7 ans, Jean-Louis Thomas fait ses premières armes en composition lors de la création de son Opéra Rock La Traversée en 1999. Après un détour dans le jazz, puis dans la musique vocale contemporaine avec sa participation aux projets de Mikrokosmos, son répertoire de pièces pour piano seul est un retour aux sources. Qualifiant lui même ses créations de « neo romantiques » son inspiration est également nourrie de sa passion pour le 7ème art. « J'ai toujours eu comme fil conducteur de créer des passerelles entre les genres afin de toucher les sensibilités les plus variées. Les amateurs de jazz ou même de variété sont souvent surpris par mon travail et se laissent emportés dans un univers qu'ils avaient rangé au rayon obsolète. C'est là l'une de mes plus grandes satisfactions ».
Le début de la pièce, rythmique et très haché, évoque le déchirement qui affecte la poétesse. Sur le mot “voyage” (yukinagara), est traduite une certaine violence qui s'exprime en écho sur les “ larmes” (shirade). Puis le premier thème découpé, revient, brièvement, avant de contraster avec une partie plus résignée, empreinte de nostalgie. De courte durée, cette trêve laisse place à l'aspect morcelé, déraciné, du premier thème qui apparaît à nouveau, avec plus de violence encore, comme une vague incontrôlable. Pourtant, dans ce flot de douleur, à la toute fin, fragile, presque imperceptible, émerge l'être qui malgré tout, dans un dernier élan d'énergie, veut exister.
Yūropu no, de Jean-Louis Thomas, a été créé, en 2006, par l'Ensemble vocal Erik Satie (37), dans le cadre des rencontres “Tours-Kyoto, Arts, Musique et Mots”, organisées pour l'association Touraine, Terre-de-Cultures, sous le haut patronage de l'Ambassade du Japon en France.
